Allez, encore un petit coup de critiques faciles. Oui, ça devient omnipresent en ce moment mais il faut dire que vu le nombre de bandes filmiques que je me tape en ce moment en regard du temps qui m'est alloué pour en parler, cette solution un peu facile (dailleurs c'est dans le titre) est encore la plus convenable. Alors pour rompre la monotonie et justifier un peu de ma passion (en opposition avec ma paresse), on va faire un petit special qui nous offrira un angle de reflexion bien moins aléatoire et gratuit que d'ordinaire. C'est que parmis tout les films que j'ai eu le (plus ou moins) plaisir de voir, quantité de choses se trouvent avoir un référent. Alors on va pas se voiler la face et carrement jouer le jeu de la comparaison, pour savoir si telle suite (ou tel remake) surpasse l'original, ou bien se révèle clairement dispensable. Si ça vous tente bien entendu. Voici venir le premier numero des "VS" ! C'est parti mon kiki !
1 -
Quarantine de John Erik Dowdle (VS
[REC] de Jaume Balaguero & Paco Plaza)
Aprés avoir vu le monstrueux
[REC] de notre joyeux couple de tarés espagnols, je ne savais quoi penser d'un remake Americain. A savoir que, aux Etats-Unis, culturellement, le grand public ne consome quasiment pas de films etrangers. Le remake est alors moins une figure de style motivée par l'amour de l'art qu'une transposition ethnique pour pouvoir, avec plus ou moins de bonheur, faire decouvrir des films efficaces à un public qui ne les aurait certainement jamais decouvert. Force est de constater qu'à de rares exceptions prés, le resultat est souvent pitoyable. Mais le remake annoncé m'interessait il fut un temps car, voulant garder la force indeniable de l'original, les producteurs avaient la volonté de garder l'ambiance, la figure de style et le scenario de l'original. Resultat ? Eh bien celui qui aura vu
[REC] ne sera pas depaysé dans une certaine mesure. C'est effectivement une transposition trés fidèle qui nous est offerte. Ce qui facilite grandement la comparaison, mais aussi, malheureusement pour
Quarantine, souligne d'autant plus les qualités de l'original et les gros défauts du remake. Le cinephile aguerri (c'est qui celui là, Aguerri ?) se régalera au jeu des septs differences et pourra, sans grand effort, faire un état des lieux sur l'ecole cinematographique du mainstream americain. Plus de morts, plus d'action, plus de zooms frénétiques (beuargh...), plus de situations (des scènes et des évenements ont été copieusement ajoutées, mais n'aportent clairement rien du tout), plus de jeu (les acteurs sont avant tout des acteurs avec temps de pause et regards dans le vide, fini l'improvisation electrique de l'original), plus d'esthetisme, plus de gore, etc... A force de vouloir en faire trop, de trop travailler le moindre détail, on perd tout ce qui faisait le sel de
[REC] : le sentiment d'urgence. Il n'y a plus de frenesie, mais plutôt de l'hysterie bas de gamme (ah ça ouais, les acteurs gueulent sur 80% du metrage). Le rythme s'en ressent. Bagualero et Plaza avaient eu la justesse d'opposer le tranquille au coup de sprint, le silence etouffé au cri, la lumière aux tenebres. Dans
Quarantine, on coupe l'electricité dès le premier tiers du metrage, ce qui amenne paradoxalement à une grande monotonie, le tout étant plongé dans le noir, mais jamais aussi radicalement que dans l'original. Là où les tenebres envahissantes espagnoles faisaient suinter la peur, la torche ridiculement clignotante americaine agace plus qu'autre chose. Et troquer la photographie video-télévisuelle contre un format de bobine de cinema... quelle erreur ! Là où, à Barçelonne, le spectateur était plongé dans le rôle de Pablo (dont on ne voit, à raison, jamais le visage), donc en tant qu'acteur de l'action, on se voit à New-York par le biais d'un format cinoche usuel et du cameraman Scott dont on voit la trogne bien trop souvent. On sort du film : on n'est plus aux cotés des survivants, on redevient simple spectateur. C'est presque une prouesse que, en suivant les mêmes lignes de base, on puisse passer d'un film serieusement terrifiant (même aprés la 3eme vision) à un film d'horreur qui ne fait même pas soulever un sourcil. Et je passerai sur quelques fautes de goût, notament la mise à mort d'un infecté avec l'objectif de la camera qui, sur pièces, ressemble à un gag à la ZAZ, ce qui m'a fait hurler de rire et repasser la scène pour bien être sûr de ce que j'avais vu. Le comique involontaire étant l'apannage des nanars, je vous laisse deviner le verdict.
VIEUX : 1 / JEUNES : 02 -
Hyper Tension : High Voltage de Mark Neveldine & Brian Taylor (VS
Hyper Tension des mêmes bonhommes)
Si vous avez bien tout lu de mon blog, vous devez tous savoir
le bien que je pense du premier film du duo Neveldine/Taylor. Une telle audace visuelle au service d'un film d'action, où le pretexte se retrouve transcendé dans un délire surréaliste, est peu commun. Dire que je fus excité de voir la même equipe rempiler pour une suite est un euphemisme. Peu importe le scénario, aussi gros et pretexte que l'original : cette fois, Chelios s'est fait voler son coeur hors-normes et s'apprête à le recuperer avec dans la poitrine un coeur artificiel qu'il faut recharger regulièrement, les doigts dans la prise de préférence. Et que je te lol ! Mais bon, comme je disais : peu importe. Il me tardait de voir ce bel essai transformé, de constater que tout ceci n'étais pas un coup de chance et de passer encore une fois un sacré moment en compagnie de Chev Chelios et de ses abstractions inconcevables. La deception n'en est que plus grande... mais en même temps parfaitement comprehensible. Tout les à coté et les passages obligés de
Hyper Tension sont là : références au jeu video, action non-stop, gore et références sexuelles appuyées... peut être même un peu trop. Certainement véxés de n'avoir pas pu detrôner la serie
Bad Boys dans le domaine du politiquement incorrect, notre couple d'amoureux (du cinema evidement) a décidé d'aller le plus loin possible. Le trash le dispute au glauque avec un voyeurisme ostentatoire qui frise souvent l'indigestion. Et tout le monde vous le dira : je ne suis pas une chochotte et j'aime quand ça va trés trés loin (
Poultrygeist,
Les feebles et
Postal m'ont enormement plu)... mais là, il y a vraiment eu des moment où ça me gênait. Pas parceque c'était trop, mais parcequ'à trop se concentrer là dessus, ça devenait chiant. Eh oui, j'ai trouvé
High Voltage vraiment chiant par moments. Alors le resultat n'est pas catastrophique (on rigole beaucoup sur certains gags), mais comparé à la justesse du premier qui frôlait le ridicule sans jamais franchir la ligne... eh bien là on saute à pied joints dedans. Et la saveur surréaliste et foutraque du premier, est-ce qu'on la retrouve ? Parce que moi personellement, c'est ça que j'attendais le plus pour me prononcer en faveur d'une victoire ou d'une defaite. Eh bien oui on la retrouve... mais d'une autre façon. Le pitch de l'original qui amenait tout les debordements ainsi que les experimentations les plus folles était exemplaire. Mais dans le second, le coeur artificiel de Chelios n'apporte strictement rien. On en viendrai trés souvent à en oublier qu'il est en galère, et ce ne sont pas les electrocutions répétées qui rivalisent avec les giclées d'adrenaline. Plutôt que de se servir du handicap comme moteur de l'action même,
High Voltage en fait abstraction la majeure partie du temps et ne l'utilise que comme un gimmick qui n'apporte rien du tout. Et pour les élans surréalistes, à part deux idées qui m'ont seduit (la "bite du cheval" notament, pour parler en codé), et un délire tellement gros qu'il en devient savoureux (le combat de "monstres géants" dans l'usine electrique), eh bien le reste des experimentations se retrouve reduites à peau de chagrin et, leur frequence trop eparse noyée dans le trash assumé, celà devient ostensible et raccoleur, là où celà apportait une grande fraicheur au premier film. Alors deception cuisante... mais comprehensible je disais. Oui, grace au tout dernier plan du film : un regard camera appuyé ou Chev le "surhomme" offre un gigantesque doigt d'honneur au spectateur. Alors soit Neveldine/Taylor ont été obligés de faire des choses qu'ils ne voulaient pas et ce plan marque une petite vengeance (on a fait n'importe quoi et on vous emmerde), soit... cette fin est aussi gratuite que le reste du metrage et ya pas à se prendre la tête. Quoi qu'il en soit ce film sert tout de même à quelquechose : il demontre par l'absurde la finesse cachée du premier episode en tentant la même experience en roue libre. Mais bon... un point de plus pour les vieux quand même.
VIEUX : 2 / JEUNES : 03 -
Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal de Steven Spielberg (VS le reste de la franchise du même realisateur)
Ce n'est pas à un, ni à deux, mais à trois mastodontes du film d'aventures (
Les aventuriers de l'arche perdue,
Indiana Jones et le temple maudit et
Indiana Jones et la dernière croisade... ouf je les ai tous cités) que s'attaque cette suite fantasmée depuis si longtemps par les fans. Alors douloureuse déception : pour ma part non. Reussite ? Non plus, désolé. C'est un constat en demi-teinte car nous avons ici un film plutôt sympa, mais l'episode le moins interessant de la serie, definitivement. A la simplicité et la fluidité de la trilogie originale, le dernier né se heurte à une multitude de cassage de rythme et un jeu de pistes un peu trop artificiel. Le script est nettement inferieur et ça se ressent. Mais la réalisation reste léchée et les scènes d'action efficaces (la poursuite à moto est une trés trés grande reussite), malgré un coté "too much" (le frigo anti-nucléaire et la poursuite dans la jungle à flan de falaise, avec sa référence improbable à Tarzan) qui ne m'a jamais réellement géné en soi, mais qui souffre un peu face à la finesse calculée des autres aventures de Indy. Je ne me lancerai pas sur le debat de l'utilisation des CGI (effets speciaux numeriques, pour les novices) car, à part deux ou trois egarements, ça fonctionne plutôt bien (la sequence des fourmis migratrices m'a fait grimper sur mon canapé, oui, ça fonctionne je disais). Et troquer le mystere et la magie originale par un elan de science-fiction ne m'aurait pas géné, si Spielberg avait fait economie de moyen tout du long. Les dix dernières minutes montrent decidement beaucoup trop et plombent tout le travail de crédibilisation du reste du film. Ca c'est triste. Reste un second degré et un depaysement qui nous rapellent tout de même que l'on est devant un Indiana Jones, et un Shia LaBeouf excellent qui vole sans surprise la vedette à un Harrison Ford beaucoup moins concerné. Bref on passe un bon moment, ce n'est pas aussi indigent que beaucoup le disent... mais c'est clairement inferieur à ce que Spielberg nous avaient habitué dans la série, et même ailleurs. Belle tentative, mais le point revient sans effort aux vieux (et ça manque de nazis, ça y est, c'est dit).
VIEUX : 3 / JEUNES : 04 -
The Spirit de Frank Miller (VS
Sin City de Robert Rodriguez et Frank Miller)
On deborde un peu du cadre du remake et de la suite pour aller vers quelque chose de moins evident. C'est presque gratuit, mais je m'en fous (inserer ici : Doigt d'honneur de Chev Chelios). Difficile de dissocier
The Spirit de
Sin City, de par leurs points de parenté evidents. L'auteur de la serie de comics
Sin City, visiblement enthousiasmé par la technique de son comparse Rodriguez, s'est offert un petit plaisir en adaptant un Comic Book (ce dernier n'étant pas de son fait). La technique visuelle, et une grande partie de la narration, étant trés proche de son "premier metrage", on peut se permettre l'entorse facile au reglement. Mais ça ne va pas arranger les comptes pour les "jeunes", car
The Spirit est vraiment peu interessant. Si peu interessant que je ne saurai pas trop quoi dire de ce film. Comme si
Sin City revenait sur nos ecrans, mais avec aux commandes un gai luron à l'humour douteux.
The Spirit semble assumer sa grandiloquence à l'extrême, et surtout dans la bouffonnade la plus gauche (à voir le premier combat entre le Spirit et Octopuss... gênant). Le decoupage est plan-plan et le rythme trés mal maitrisé. On se fait doucement chier dans une intrigue peu enthousiasmante. Reste des tableaux à l'esthetisme vraiment sympathiques (mais toujours moins que la rigueur visuelle de
Sin City), malheureusement vite noyés dans le fatras de n'importe quoi et de dixieme degrés à plat. Vite regardé, vite oublié.
VIEUX : 4 / JEUNES : 05 -
Dragon Ball - The Magic Begins de Joe Chan et Leung Chun (VS
Dragon Ball Evolution de James Wong)
Et on decale encore un peu le propos en se faisant combattre les Sayiens de Phillipine contre les Nameks des "staytsse" ! Dans l'adaptation de l'univers de Dragon Ball je demande le grand père : 20 ans avant Justin Chatwick (en 20 av. JC donc), un obscur film pour enfants (dont on ne saura jamais s'il est un film commandé et renié par la suite, ou un film tout simplement pirate) adapte bon gré mal gré l'univers foisonnant de Toriyama. Alors quid du vainqueur ? Ceux qui auront vu l'immonde
Dragon Ball Evolution (ignoble tant dans l'adaptation que dans le film en lui-même) se demandent certainement quand même (avec un sourire en coin) si même un film à la reputation de nanar reconnu peut le surpasser. A tout les niveaux la reponse est OUI ! Absolument. Avec beaucoup (mais alors beaucoup) moins de moyen, nos amis extreme-orientaux nous offrent une adaptation à la fois beaucoup plus fidèle, beaucoup plus divertissante et, et en celà c'est etonnant, beaucoup plus dynamique ! Alors on fermera les yeux sur le gros point faible du film : son humour bas de plafond (tout en cabotinage, surtout sieur Tortue Geniale, tout simplement Genial). En effet, le film etant principalement destiné pour les petits enfants asiatiques, la lourdeur pointe souvent le bout de son nez. Mais l'esprit humoristique du Toriyama de ses vertes années est respécté : on presente souvent des personnages de manière trés heroique pour mieux les ridiculiser aprés (Le traitement de Yamcha est en ce sens rejouissant !). Les personnages "existent" et beaucoup de situations decoulent de leurs caractères antagonistes (l'essence même de
Dragon Ball, ce que James Wong n'avait semble-t'il pas capté). Les combats câblés sont d'excellentes facture et les effets pyrotechniques omnipresents. Oh oui ! Ca pète de partout (avec Lorin, on s'etait accordés sur le fait qu'un ancien stock d'explosifs de l'armée avait été reconverti ici). La destruction de la Kame-House est un grand moment de souffle de feu ! D'ailleurs comparez simplement la Kame-House de la version Phillipine et la version Etat-Unienne : on se demande bien quel est le film fauché ! Donc c'est une ecrasante victoire pour le "mauvais film sympathique" (normal face à un "mauvais film ignoble").
VIEUX : 5 / JEUNES : 06 -
Banlieue 13 Ultimatum de Patrick Alessandrin (VS
Banlieue 13 de Pierre Morel)
J'ai
déjà avoué par le passé ma profonde sympathie pour le "semi-nanar"
Banlieue 13, film foncièrement imparfait et bancal, mais qui temoigne d'un second degré et d'une absence de pretention (surtout face au sujet traité, qui deviens plus un pretexte qu'un pamphlet), nous ramenant à un cinema d'action d'exploitation utilisant des pitchs comme simple passe partout, histoire de vendre de l'action qui bouge vite et, dans ce cas precis, bien (Phrase de 5 lignes... j'ai battu mon record ?). C'est dire si j'attendais avec impatience un nouveau cru, étant un eternel fan de Cyril Raphaëlli. La deception est de taille. Alors
Banlieue 13 Ultimatum, c'est exactement
Banlieue 13, sauf que vous ajoutez : un sujet envahissant, des bons sentiments à la pelle (voir le final avec les chefs de gangs posant pour Benetton !), des pretentions didactiques et une demagogie puante à l'egard de la gent policière (de quoi regretter
Taxi), des longueurs incessantes entre les scenes d'action et un rythme poussif, des "fausses scenes d'action" (genre ça demarre mais en fait, pouf, non; dixit l'intro avec Leito), du premier degré qui fait froncer les sourcils. Par contre, les auteurs du massacre ont cru bon de retirer de l'original : les dialogues tout en punchline, le second degré, un climax (parceque il faut avouer que le combat entre Leito et Damien dans le premier opus était plus que correct), etc... En gros, retirer tout ce qui sauvait le premier film in extremis, et aggraver la chose avec un ridicule qui transforme le nanar en navet trop mûr : là où
Banlieue 13 preferait former un decor urbain propice au "western" moderne, dès l'introduction de
Ultimatum ça pue le bling-bling terroriste et la glorification de l'imagerie caille-ra ("ouais c'est chan-mé ! Les gamins qui roulent des joints à la chaîne ! Et les gun en guise de pistolet à eau ! Gangster mon frêre !"). Mille fois beurk ! Reste des scenes d'actions bien chiadées (pas toutes), où Cyril Raphaëlli nous prouve par moult emprunts et autres hommages, qu'il se verrait bien en Jackie Chan français (et je le soutient malgré tout !). Mais désolé, c'est pas quelques accrobaties qui feront passer le goût amer d'un tel gachis. Et le point va evidement au film de monsieur Morel.
VIEUX : 6 / JEUNES : 07 -
Ong Bak 2 de Tony Jaa (VS
Ong Bak de Prachya Pinkaew)
Vous devez certainement le savoir si vous vous interessez à la trilogie
Ong Bak (le troisieme opus est encore en preparation), ou si simplement vous avez vu les films, il est difficile de placer un lien narratif quel qu'il soit entre les deux premiers metrages. Là où
Ong Bak relatait des aventures contemporaines,
Ong Bak 2 nous plonge dans la thaïlande du XVeme siecle. Alors serait-ce un lien thematique ? Même pas. Là où
Ong Bak deroulait un scenario pretexte à base de naiveté par pelleté de douze, sa suite (ou prequelle, chronologiquement c'est obligé) se fond plus dans la noirceur et, soyons fou, la tragedie. Mais bon, tragedie hardcore quand même. C'est pas dans
Antigone que le personnage principal resout ses conflits et ses demons interieurs à gros coups de tatane qui font mal ! Les deux metrages sont alors parfaitement antagonistes, même dans le traitement des arts martiaux. Plus complet et novateur,
Ong Bak 2 offre à Tony Jaa l'occasion de pratiquer plusieurs arts martiaux, voire de les melangers dans une seule et même coregraphie (pour les puristes, dont moi, c'est un regal). On perd en sensationalisme (qui a fait la reputation du premier), mais on gagne en maturité, avec des combats qui, cette fois, sont le prolongement d'enjeux plus complexes... mais ça defourage quand même sévère ! Faut pas croire. L'action est souvent mise au second plan, et toute la fresque historique est prise au premier degré (au revoir les bouffonades du sidekick de
Ong Bak). Alors certes,
Ong Bak 2 ne plaira pas autant au grand public que le premier, c'est certain ! Mais Tony Jaa, en plus d'être un artiste martial émerite, nous prouve deux choses innatendues : c'est un excellent realisateur (certaines scenes, ou compositions de plan, sont d'un esthetisme ravissant, totalement absent du reste de sa filmographie) et un trés bon acteur ! Enfin un peu de charisme !!! Le personnage lisse de
Ong Bak n'a plus qu'à retourner dans son village de pequenots ! Le fils maudit élevé par des brigands, avec le bien et le mal qui s'affrontent en son sein : Tony Jaa nous fait oublier l'espace d'un instant le phenomène de foire et pose vraiment un personnage. Surprise donc, et même trés agreable surprise ! Merci à notre big boss thaïlandais pour avoir, à cette occasion, sauvé l'honneur des petits jeunes.
VIEUX : 6 / JEUNES : 1Le pronostic est sans appel ! Eh oui : "c'etait mieux avant" (pas vrai Francis ?). N'hesitez pas à refaire le match chez vous et à me donner vos resultats par commentaire, je suis trés curieux de savoir si
Dragon Ball Evolution a trouvé grâce aux yeux de quelqu'un (et lol). En attendant un autre match thématique (vous pouvez en proposer d'ailleurs), je vous dit tshuss et pars me regarder un bon vieux film. Mais pas un récent... j'ai eu ma dose pour l'instant merci
:)Avec une âme de vieux dans un corps de jeune, ou le contraire : Guile21