1 - The Chaser de Na Hong-Jin
La Corée qui, il y a encore quelques années, devenait la nouvelle référence des films coup de poing semblait s'essouffler un peu. Mais voilà que debarque (presque) sans prévenir la bombe The Chaser. Sur un pitch qui pouvait faire peur et incitait à la redite (un proxénète, ancien flic, pourchasse un tueur en série qui a assassiné plusieur de ses "filles"), Na Hong-Jin deploie un thriller efficace et âpre, complètement en oppositions aux attentes (le tueur est coincé au bout de quelques minutes !) et surtout d'une violence et d'un glauque tendu. La critique de la machine judiciaire un peu à la façon Memories of murder est un petit bonus, mais on retiendra surtout le rythme du film, tetanisant dès les premières minutes, en slow burn sur le mileu pour mieux exploser sur la fin. Le plus gros coup de poing dans la gueule asiatique depuis Old boy
2 - Le charme discret de la bourgeoisie de Luis Buñuel
Excellente pepite d'or de la part de Buñuel qui part d'une base amusante (un groupe d'amis de la haute tentent de dîner ensemble, mais n'y parviennent jamais) pour faire entrer le surréalisme par petites touches. Utilisation du rêve à bon escient et une presence de la mort qui se fait de plus en plus pesante au fil du metrage offre un axe de reflexion doux-amer à cette comedie qui aime surprendre à tout prix. Plus pathétique et onirique que rentre dedans, c'est une bouffée d'air frais et un excellent point de depart pour entrer dans le surréalisme en douceur.
3 - Redacted de Brian De Palma
Enfin je l'ai vu, et je n'ai pas été deçu. Mockumentaire tendu sur la recente guerre en Irak, Redacted nous expose avec soin les causes et les consequences d'un crime de guerre (particulièrement sordide, exposé dans une scène qui donne vraiment mal ua ventre). La finesse vient de la mise en parralelle avec l'ensemble de la guerre, remise en question sur ses motivations réelles. Vient on chercher des armes de destruction massives et des terroristes dans cette maison (ce pays), ou alors vient t'on chercher le plaisir trivial de la domination ? Une grosse baffe qui laisse un arrière goût franchement degueulasse.
4 - La forteresse noire de Michael Mann
Film fantastique attaché au background trés politique du film de guerre en pleine occupation nazie, Michael Mann recherche finalement autre chose et emerveille. L'esthetique de certains moments de grâce sont epoustouflants, trahissants déjà une maitrise ahurissante de l'outil cinematographique de la part de l'auteur. Mais si l'introduction et d'autres sequences offrent du grain à moudre, il est dommage que d'evidents imperatifs des studios de livrer un film de genre basique freinent l'elan créatif du réalisateur. A voir pour un des plus beaux plans qui m'ait été donné de voir (le decouverte de la caverne souterraine).. tout bonnement magnifique et trés impressionnant techniquement.
5 - Dragon Ball Evolution de James Wong
Adaptation : néant. Qualités filmiques : néant. Une coregraphie ou deux potables, mais filmées avec les pieds. Mais surtout, gros point faible du film, des personnages complètement transparents et vides : alors que les personnages bien construits étaient la veritable force du manga originel. Passez votre chemin, fan ou non de la serie. Sinon un nanar en devenir. Je met un pari dessus : dans dix ans, ce sera une référence. Aujourd'hui c'est juste une belle merdouille.
6 - Merde j'ai déjà plus le temps
Non ben non, j'ai plus le temps
Avec la poursuite bourgeoise redigée dans la forteresse aux boules : Guile21