Le samedi c'est permis : HARLEM - Mortel

On attaque avec HARLEM, un survivant de la star ac' 4 (non ne jetez pas de pierres) qui est celui qui a inauguré l'integration du milieu hip hop (non ne jetez pas de pierres, merde) dans la fameuse emission de Endemol (mais vous avez fini avec ces pierres ???).

Bon oui, j'imagine ce que beaucoup vont se dire : Il a craqué le Guile. Trop de pression (gnnn), trop de pressions (glup), et il nous refile les etrons de la scène musicale. Detrompez vous. Je considère que le fumier de la télé crochet actuelle est un terreau propice à la decouverte de certains artistes, et force est de constater que Harlem rentre dans la trop rare catégorie de ceux qui ont une veritable sensibilité musicale, à défaut d'avoir une jolie voix fonctionnelle. A savoir que le monsieur a monté son label avec des anciens potes rappeurs pour former son groupe l'eloignant trés loin du pathetique Sevan, bo-bo racaille pretentieux, de triste memoire (allez, en bonus : Sinik qui clashe Sevan en direct sur le plateau de Cauet... ça fait du bien).

Son rap est vraiment trés bon, avec des textes plus complexes qu'il n'y parrait au premier abord. Son flow est carrement puissant (excellente gestion des attaques et des modulations, avec quelques passages qui feront penser à Eminem, je songe surtout aux deux premières phases du refrain), son utilisation des sons annexes raffraichissant et, SURTOUT, son texte est intelligent et lucide. Ne vous fiez pas aux bribes de phrases qui ont l'air de faire l'apologie du gettho wesh wesh, et ecoutez attentivement son propos : il demonte en fait avec ironie tout les clichés du rap français actuel, moribond et pleurnichard en leur disant de ne pas suivre sa voie, celle du "vendu" de la star ac' (que les flics adorent, lol). Au final, c'est un magnifique clash, reflechi et justifié que Harlem balance dans les pattes de tout ses detracteurs.

Alors ensuite, si vous ne conaissez pas ou n'aimez pas le rap, abandonnez de suite, c'est pas trop la peine... à part si vous attendiez depuis longtemps qu'un gars ose tailler un short aux pseudo-gangsters des banlieues, faites vous un petit plaisir coupable. Allez !


Suite, aprés ça...

# Posté le samedi 04 octobre 2008 08:42

Le samedi c'est permis : Episode one !

Ca fait quelques jours, deux semaines en fait, que vous n'avez pas eu de nouvelles de moi. C'est pas cool de ma part. Je dois vous avouer que ca bouge pas mal en ce moment, et à coté de ça, la flemme l'emportant, je n'ai truvé ni la motivation, ni les sujets pour entretenir ne serait-ce qu'un article pendant ce temps ("oui, Guile, en deux semaines... on va te croire. Trouve une meilleure excuse !"). Bon bref, passons les plates excuses, qui le sont dans tout les sens du terme, et concentrons nous sur cette journée qui promet un max. Oui je m'y engage, vous ne reconnaitrez pas la page principale de mon blog, ni la seonde avec un peu de chance, car j'inaugure ici avec vous notre nouvelle évenementiel : Le samedi c'est permis !

Le but, c'est que pour les heures qui vont suivre, je vais m'echiner à vous noyer de contenu. Je n'ai peut etre pas les sujets, mais j'ai la motivation. Essayons de diversifier ça un maximum et de contenter ceux qui depuis deux semaines desesperaient de voir un peu de neuf dans ma gargotte. Et pour ceux qui arriveront à la minute où je poste ces lignes, je pense rester à tapoter sur mon clavier, bien au chaud dans mon peignoir, encore un bon moment. Ca pourra être amusant de voir la chose en live. Restez branchés, c'est parti !





Avec Saturday c'est permay : Guile21
Le samedi c'est permis : Episode one !

# Posté le samedi 04 octobre 2008 08:26

21 Septembre 2008 : un jour de plus !

Aujourd'hui mes amis, ne me chantez pas l'innenarable "Joyeux anniversaire" ou sa version anglophone "Happy birthday to you" (même si je sais que je risque d'y avoir droit, peut être même avec son ersatz "Un petit beurre, des touyous). Preferez plutôt la version remaniée de NOFX qui me correspond bien plus, dans la joie de l'anarchie, l'ironie et le second degrés. Merci encore à mes parents pour avoir eu la bonne idée, il y a un peu plus d'un quart de siecle, de faire des cochonneries ensemble. Je vous aime !


NOFX - New happy birthday song

Happy birthday you're not special
You're getting older but not much better
We all want to embarrass you
That's why we're singing this song
So happy fucking birthday
You're not special
You're not special





Avec 26 balais pour faire le menage dans sa vie : Guile21

# Posté le samedi 20 septembre 2008 18:51

Ce n'est pas parce qu'on a rien a dire...

Je suis abasourdi par le nombre de personnes qui veulent "connaître" l'univers alors qu'il est déjà suffisamment difficile de se repérer dans le quartier chinois de New York

Woody Allen
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# Posté le jeudi 18 septembre 2008 08:33

Critique de film : Postal de Uwe Boll

Critique de film : Postal de Uwe Boll
En ce moment ça bouffe du film mes amis ! J'ai du mal à tenir le rythme. Après mon billet sur Hyper Tension il y a quelques jours, je me suis promis de calmer un petit peu mes ardeurs niveau écriture de critiques, quitte à mettre de côté des films qui m'ont bien plu. Je voulais écrire une petite rubrique de critiques faciles (c'est marrant et c'est facile), mais bon, des fois on ne choisi pas les films. Des fois ce sont les films qui vous choisissent. Même si je voulais le voir ce Postal, avec une impatience et des attentes fébriles, même si j'ai choisi consciemment de le voir, j'étais loin de me douter ce qui m'attendais au tournant. Après le choc qu'a été le visionnage, je ne pouvais décemment pas laisser ce film de côté, ni même lui accorder un billet minuscule dans une rubrique qui ne lui siérait pas. Des surprises comme celles là, ça ne s'oublie pas. Attention, film culte en puissance.

Paradise city : un endroit féerique. Enfin pas si féerique que ça pour le "dude". Looser caractérisé, dominé et rabaissé par son obèse de femme, vivant dans une caravane au beau milieu d'un parc miteux, persécuté par son voisin, par des voyous, par des fonctionnaires trop attachés à leur pause café, etc... un jeune homme fauché, stressé, désespéré. Il veut quitter cette ville. Pour se faire des sous rapidement il décide d'aller voir son oncle, devenu maître gourou d'une secte à tendance Raëlienne (et donc accessoirement lupanar personnel), et organise avec lui un vol de peluches très demandées, et en rupture de stock pour l'aubaine. Mais ces mêmes peluches ont été piégées par des intégristes Islamiste avec un virus bien dangereux. Et ils sont évidemment capable de tout pour les récupérer. Comment ne pas devenir "Postal" dans une telle situation ?

Avant d'attaquer le coeur du sujet, je vous propose de découvrir l'envers du décor. Il vous faudra connaître les tenants et les aboutissants de ce film pour bien en apprécier toute la saveur. En commençant par son réalisateur, ce teuton d'Uwe Boll. Je ne peux vraiment juger du travail de l'artiste, Postal étant le premier film que j'ai eu le plaisir de visionner de sa part. Mais la mythologie autour de ce personnage est singulière. Uwe est un faiseur de films, avec des budgets plutôt confortables, s'étant mis en tête de baser sa filmographie presque essentiellement d'adaptations de jeu vidéos. Comment ne pas avoir de la sympathie pour une telle démarche. Eh bien, en fait, à la suite des adaptations de House of the dead, Alone in the dark et Bloodrayne (pour ne citer que ceux là), le trublion s'est vu collé par les fans l'étiquette de pire metteur en scène connu. Je ne sais si la chose est justifiée, mais la violence des critiques et du public à son encontre est assez représentative de l'aura particulière que dégage le bonhomme. Livrant des oeuvres peu personnelles (de son aveu) et cherchant à faire de la maille avant tout, il trahis bien souvent, selon les fan boys, le matériau original et se satisfait de navets insipides. Il ira jusqu'à organiser un concours de boxe (il a fait 6 ans de cette discipline) avec les critiques, annonçant que s'il perdait il arrêterai de faire des films. L'histoire nous dit qu'après ses combats, il continuera à réaliser. Ses films m'ont toujours rebutés, la peur de la déception l'emportant. Et voilà qu'il décide d'adapter Postal et, en phase avec le propos du jeu, il dira que cette fois, il a mis ses couilles sur la table et a livré un film dont il peux être fier. Voyons ça.

Postal. L'expression en elle même est déjà tout un programme. Postal, aux États-Unis, se dit d'une personne poussée à bout et désespérée qui décide de prendre les armes et de tirer au hasard (l'expression nous venant d'une période où de nombreux agents des Postes ont abattu froidement leur collègues). Le jeu PC (et surtout sa suite : Postal 2, adaptée ici) très peu connu du grand public, n'ayant pas eu le droit à une distribution en magasin chez nous, et interdit dans de nombreux pays, a reçu le titre flatteur de jeu le plus violent et immoral que le monde vidéoludique ait connu, faisant passer GTA pour un épisode de la petite maison dans la prairie. Ce jeu a pu malgré tout voir le jour grâce à la ténacité du studio de développement "Running with scissors" (tout un programme), totalement indépendant et complètement fou. Postal 2, que votre intéressé a pu pratiquer, est un concentré de violence gratuite et de délires référentiels en masse (le seul jeu où l'on peut brûler vif des gens pour mieux les éteindre en pissant dessus, ou alors où l'on peut utiliser des chats comme silencieux en leur fourrant le canon où vous pensez). Si le jeu souffre aujourd'hui d'un moteur 3D bien faiblard déjà à sa sortie, ses délires psychotiques laissent un souvenir impérissable dans le coeur des joueurs l'ayant testé, moi y compris.

C'est dire si j'attendais au tournant le film. Il se devait d'être aussi immoral et politiquement incorrect que l'original. Uwe aux commandes, sa réputation le précédant, j'étais sceptique. Mais force est de constater que le pari est réussi ! Car Postal n'est rien de moins que le film le plus politiquement incorrect qu'il m'ait été donné de voir, s'autorisant tout les excès, plus permissif (et plus drôle) que South Park. L'accroche d'une des affiches américaines étant "Certaines comédies vont trop loin... et d'autres commencent par là !". Et je vous garantis qu'il n'y a pas d'arnaque sur la marchandise. Violence gratuite (très gratuite !), sexe, sujets très chauds (intégrisme religieux, le 9/11, le nazisme, les sectes, les handicapés, etc...), un zeste de scatophilie (mais toujours plus subtil que dans un film avec Eddie Murphy, rassurez vous)... tout y passe.

Et tout le monde se fait taper dessus : Georges Bush est tourné en ridicule, Ben Laden est magnifiquement drôle en leader paumé entouré d'incapables, les forces de l'ordre bien pire que les voyous qu'ils arrêtent, la société américaine dans son ensemble et dans son indifférence à la souffrance de l'autre est montrée du doigt. C'est souvent gratuit, mais il en résulte au final un dégagement de thématique intelligent, cynique, que même Michael Moore n'aurait osé. Le film, dans ses excès, nous présente une société corrompue, déjà perdue et désespérée dans l'abandon de toute morale et de tout amour. Dans une séquence magnifique (et vite tournée en dérision, avec musique tire-larme too much), le Postal Dude s'adresse à une foule haineuse pour les inciter à l'amour et au partage. La conclusion hilarante de cette scène représente bien le fond du problème. Et la scène finale du film (qui se permet un emprunt à Casablanca, rien que ça), à elle seule vaut le visionnage pour bien comprendre l'état des lieux déprimant que fait Uwe de la société américaine (et de la société humaine à fortiori). Je comprend que le réalisateur ait annoncé avoir accouché d'un projet personnel tant la cohérence de l'ensemble dans son propos est implacable.

Mais tout ceci est bien caché derrière la grande force du film : son humour. Et là mes amis c'est vraiment le diable si vous ne riez pas devant ce film ! Complètement imprévisible et décérébré, se permettant tout les excès, Uwe Boll (qui a co-écrit le film) fait montre d'un humour hallucinant. C'est bien simple, le visionnage avec mon comparse Mike n'a eu d'égal en intensité de rires que Dunyayi kurtaran adam. Le rythme des gags s'enchaîne très bien, l'ensemble baignant tantôt dans le gag de situation, dans la blague potache (et souvent politiquement incorrect, on aura compris), tantôt dans le surréalisme (avec le destin douloureux de Verne Troyer que je vous laisse découvrir... c'est à se pisser dessus). Certains gags référentiels sont assez horribles et particulièrement dans le parc à thème Allemand, où Uwe, jouant son propre rôle, se défend directement d'une attaque d'un critique qui disait qu'il finançait ses films avec l'argent des nazis (en répondant avec ironie : "Il faut bien que cet argent serve à quelque chose"... avant de se fritter avec le créateur du jeu, très second degrés, se plaignant que l'adaptation est une merde). Toute la scène tourne en dérision le nazisme, tel Cartman qui dans un épisode bien connu de South Park se déguisait en Hitler... mais il se permet d'aller même encore plus loin (exemple : on peut voir une affiche "Concentration camp playground" où les enfants se ruent en poussant des cris de joie). Ca a l'air de mauvais goût présenté comme ça (et quelque part, ça l'est vraiment), mais dans le nihilisme latent du film, ces gags irrespectueux font impeccablement partie du décor, pour peu que vous ne soyez pas choqués facilement. A l'image de cette séquence d'introduction (disponible ici avec les sous titres, pour avoir un avant goût) qui touche avec beaucoup d'humour les attaques du World Trade Center tout en ridiculisant les intégristes musulmans. Irresistible.

Mais au delà de ça, bien des personnes ont attaqué Uwe sur ses talents de réalisateur. Alors au delà de tout ce vacarme de rire et d'irrévérence, que dire de la mise en scène ? Est-ce un vrai scandale ? Je m'attendais, au vu du réal et du sujet, à un film peu ambitieux, sans grands moyens. Eh bien c'est surprenant, mais la mise en scène est très bonne. Principalement fonctionnelle, il y a tout de même des régalades, on ne peut se le cacher. Uwe aère beaucoup son échelle de plan, nous évitant les immondes dialogues en gros plan et champ/contre-champ que l'on peut voir dans 90% de la production cinématographique actuelle. Le tout est logistiquement très travaillé, avec des mouvements de camera pertinents et un sacré sens du rythme dans le montage. La photographie est superbe, ce qui ne gâche rien. Et certaines fois, le rire provient de la mise en place elle même (cette scène où des bimbos descendent une flopée d'islamiste, toujours sur le même mode, dans le même processus... quand le denier arrive, se fait tirer dessus, et en plan fixe... non je ne vous dis rien, il faut que vous voyez ça !). Sur ce point là, il n'y a rien à redire : le réalisateur a fait amende honorable et nous livre un film propre et très agréable à regarder. Et rien que ça, ça fait vraiment plaisir.

En conclusion, je me pencherai sur la controverse principale de ce pauvre réalisateur certainement incompris : l'adaptation. Et Postal est très loin de ces oeuvres trahissant le jeu originel comme Street Fighter ou Mario Bros ont pu le faire de triste mémoire. Uwe utilise les outils et les amorces du jeu qu'il adapte. Entre les différents clins d'oeils (Verne Troyer, qui remplace Gary Coleman au pied levé, ou le lait périmé qui renvoie à une mission du jeu), et la fidélité totale (le décor de l'épicerie arabe avec sa fameuse arrière salle, ou le parc des caravanes) : il n'y a vraiment pas de quoi chipoter. Le film ne pouvait pas s'appeler autrement que Postal. Et en y ajoutant Zach Ward, fabuleux et hilarant dans le rôle du Postal Dude, qui suit l'évolution logique de la violence et sera reconnaissable par les fans instantanément au moment magique où il met ses lunettes de soleil (raaaaah lovely !!!). Et c'est pour finir sur cette constatation que je vous ai amenés ici. Oubliez donc Silent Hill. Mes amis, je vous présente Postal : la meilleure adaptation d'un jeu vidéo au cinéma.





Avec "Abdul ! Abdul ! Ou il est ta ceinture ?" et autres répliques cultes en tête : Guile21

# Posté le vendredi 12 septembre 2008 11:27